Quand je rêve d'un refuge au creux de bras, au creux de lit.
Je ne suis qu'au creux de la vague.
Celle qui me bercera, doucement, calmement, tendrement,
celle qui murmure déjà : "ça va, ça va, ça va...".
Creux de vague.
On y est bien, on ne peut pas tomber plus bas,
non, on ne va pas couler, pas sombrer.
On s'appuie, on se repose, au creux de l'eau lové.
.
Depuis le creux de la vague, il envoie, dans des bouteilles étanches,
des messages qui flotteront longtemps sur la crête des flots.
Peut-être seront-elles un jour happées par un oiseau,
qui, délicatement, sans les casser, sur une île les déposera ?
.
Espérons seulement, que sur l'île, quelqu'un les lira.
27/05/14
Dis la mer. Michel Propilosky
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