Leur cave a été inondée. Ils n'ont pas pour autant rasé leur maison, non. Ils ont gardé ce qui est bon : le toit, les murs solides et épais, qui protègent du froid et de la pluie, les étages chaleureux et gais.

Ils ont juste sorti tout ce que l'eau avait pourri, sur le pavé, devant la porte, pour que la déchetterie les ramasse et les en débarrasse. On ne pouvait pas garder ces objets, rendus inutilisables, et imbibés d'humidité, dirent-ils.

Ça a fait de la place, et du même temps, les murs du sous sol se sont trouvés nus. On pourrait en profiter pour assainir, et rafraichir la peinture.

C'est en déplaçant une vieille armoire vermoulue et boueuse qu'ils l'ont trouvée : la porte dérobée aux regards pendant des années, des décennies, des générations!

Ils la poussèrent, cette porte, persuadés qu'elle mènerait à une quelconque cave, un sous terrain, un réduit plein d'éboulis et de poussière, inondé et sombre. Elle s'ouvrait sur un escalier.

.

Un escalier qui montait !

Vers quel bonheur ?

lundi 22 septembre 2014, dernier de l'été.

Publicité

laisser les escargots en deuil à prévert et rester de pierre.

Tag(s) : #du sucre plein les poches