Du vendangeur au mythique père noel, tout le monde trimbale, sur ses épaules, une plus ou moins lourde hotte.

Certains ont appris à la poser, ou l'alléger. D'autres, pour n'en avoir pas assez conscience, ne peuvent pas.

Pas facile dans ces cas là,

de danser, sauter, virevolter avec cent kilos sur le dos !

Cent kilos de fantômes et de charniers de souvenirs qui pèsent aux épaules.

Les souvenirs, au fur et à mesure, tombent dans la fosse commune, le bulldozer veille et vite, vite, recouvre le moindre ossement de boue, bien compacte. De sorte que lorsqu'on veut alléger la hotte, c'est au marteau piqueur qu'il faut s'y attaquer !

Avec tout ce poids sur le dos, je me sens soudain au top !

Au top de mes capacités, compte tenu de ce que je trimballe avec moi !

Et oui, je traine, je fatigue, je ne danse pas, ne décolle pas du sol, j'ai du mal à parler, toujours essoufflé, j'ai du mal à conduire mon semi remorque dans les routes de montagne escarpées, j'ai peur de nager, avec ce poids invisible, je ne peux que couler !!

Si quelqu'un prenait conscience de cet invisible handicap, il ne pourrait que me couvrir de louanges pour ce que je fais, seul, autonome, indépendant, sans peser sur quiconque, ni sur la société d'aucune façon. L'on cesserait de me voir comme un être inhibé, timide, pleutre et névrosé.

Qui penserait à blâmer celui qui perdrait le cent mètres avec une hotte de cent kilos sur le dos ??

Qui penserait à pousser à l'eau la même personne ?

Non, on féliciterait ses avancées d'escargot, ses audaces de limace. ( slug with or without house).

On comprendrait aussi, que pour me sentir mieux, je dissimule ma hotte dans l'âtre, afin de mieux suivre la ligne de basse et me fondre, sans peur, dans la vibration.

11/11/15

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Tag(s) : #musique!