Thèmes: passion, temps
À l'heure où...
À l'heure où bien des amants, le corps repu, l'esprit disponible, s'épanchent sur l'épaule l'un de l'autre, nous n'avons que silences. Seul le présent nous unit. A quoi bon parler de ce passé où nous n'avons de souvenirs que l'absence de l'autre? Pourquoi se perdre dans un futur où nos projets ne seront pas communs non plus?
À l'heure douce où le corps comblé, les coeurs s'ouvrent plus que jamais, je n'ai pour toi que tendresse muette. À quoi bon te décrire tous ces instants sans toi, faits de silences
et de solitudes durement apprivoisés?
Silences et solitudes ne regardent que moi
Ils te font tant défaut.
Seul compte le bonheur de partager l'un de tes instants
Toi l'homme accaparé
L'exception d' avoir droit à une bribe de ton précieux temps
Toi l'homme pressé
L'honneur d'être une de tes relations
Toi l'homme comblé.
Ma patience est finalement récompensée
Lorsque tu me laisses puiser à ta douceur
L'infinie sagesse de mes heures.
Si mon silence veille sur ta liberté
Comme une prêtresse sur le feu sacré
Si sur ta vie et tes choix, je ne veux pas peser,
Je n'ai aucun pouvoir sur ton bonheur,
Il est entre d'autres mains que les miennes
Toi, l'homme à une autre que moi lié.
11 novembre 2007