Dans l'éclat sans soleil d'un soir de juin blafard
tombée sur le versant douloureux de l'amour
absente d'une vie où je ne serai jamais tienne
je n'existe plus, je traîne mon cafard.
Ma vie est ailleurs, où je ne suis pas et te rêve
mon calendrier s'en veut d'avoir eu trop de jours
d'en tenir compte comme un comptable mesquin
et de remettre chaque soir mon espoir en demain.
Il me faudra ce soir les mots d'un inconnu
sa poésie pour porter mon cri et le tien
entendre ton silence, mot à mot te rejoindre
et savoir exister au coeur de ton absence.
Puisque tu ne peux crier ton amour au grand jour,
ni le vivre, ni le dire,
il me faut exister pour être bien vivante
au jour où tu viendras.
Même masqué de nuage et de pluie
ciel de juin reste lumineux
je m'en fis la remarque ce midi
quand mon espoir était au mieux
Même traversées d'orages et d'averses
journées de juin restent d'été
les plus longues et plus belles de l'année
même dans l'adversité
Même marqué de tes silences
ton amour est mon ancrage
comme il n'y a pas d'été sans orage...
ma vie tempête ton absence.
Bon été mon amour...
16 juin 2008