M'en voudrez vous, amis, si ce soir mon coup de blues
dans votre accord parfait discorde et dénote,
si je ne reprends en coeur mélodie andalouse,
et n'ai en mon esprit que poignées de fausses notes?
M'excuserez vous quand même de n'être au diapason
de cette fête urbaine fidèle à la saison
de ne pas avec vous honorer le solstice
et de ne vouloir que solitude comme complice?
Je ne saurais, lasse, que faire pleurer vos violons
changer en lamento vos plus joyeux refrains
et crier ma passion au coeur de vos chansons
aux moments ou pour vous la fête bat son plein
je resterai chez moi, sans jouer les clowns tristes
j' écouterai résonner l' hymne de la solitude
non, je veux que personne ne m'invite sur la piste
je ne changerai pas en fugue mon sauvage prélude
je me coucherai tôt, bercée par vos flons-flons
me rêverai ailleurs, en compagnie aimée:
je me dirai ses mots, lui donnerai une chanson
et saluerons ensemble premier matin d'été
21 juin 2008, 22h