Il y a les petits vents, courants, quotidiens, ceux auxquels on est habitué, qui soufflent sur les nuages, rafraichissent l'air, font sécher la lessive, dissipent les fumées.
Puis il y a les grands vents.
Se protéger. fermer portes, fenêtres, les volets peut-être aussi. Et tout débrancher, tout ce qui sonne, appelle, sollicite, quémande, demande, incite, prie, insiste, suggère, espère...
tout ce qui aimerait vous faire sortir de votre monde, pour entrer dans celui de qui a besoin de vous, votre écoute, votre temps...
Non, je ne peux pas. Je ne peux plus, aller au troc à 15h pour faire plaisir à l'un, me balader à 16h pour un moment avec l'une, et aller au ciné à 18h pour honorer une promesse faite à la troisième... Non je ne peux pas.
Et pourtant je l'ai fait, et je n'ai pas dit non.
Je n'ai pas dit non, j'ai juste hurlé APRES!
Le dernier citron cueilli, coupé, pressé. Plus une goutte, rien, à donner.
Alors fermer les portes, les fenêtres, les volets, les oreilles, me protéger, et attendre que pousse, à l'abri des grands vents, sur mon citronnier, un nouveau petit citron à presser...
lundi férié (ouf!)