J'aimerais te chanter, comme Barbara
que je te serai douce quand tu me caresseras
il te faudra pour ça fermer les yeux sur les ombres
qui donnent à ma peau un bronzage feuillage.
Je serai douce aussi lorsque ta bouche cueillera
à mon sein une sombre framboise.
J'attends doucement qu'arrivent ces moments
la chaleur de l'été peut figer les instants
dans l'immobilité de l'air pourtant je t'espère.
Des soleils multiples fleurissent mon agenda
et je te trouve parfois où je ne t'attendais pas.
Trois petits soleils au détour d'un jour
qui en disent autant que trois mots d'amour.
Tu es là.
Au cœur de ma vie, douce de nos souvenirs,
forte d'un regard serein sur notre avenir,
tu es là.
Dans ces mille soleils semés au vent d'été
qui germeront toute l'année sur nos calendriers,
tu es là.
Dans la bulle de silence qui permit cette stance,
nous sommes là.
10 juillet 2010
La chanson de Barbara:
Je serai douce, si douce
Quand tu me diras de l'être.
Je serai obéissante
Quand tes mains caresseront
Mes mains, mes cheveux, mes lèvres.
Oui, je serai très très douce
Quand, à midi,
Tu me coucheras
Sur un lit d'herbe roussie,
Sans vraiment aucun souci
Pour ma robe noire de veuve,
Sans aucun souci, vraiment.
Je serai tendre, si tendre
Quand tu me diras de l'être.
Je serai obéissante
Quand tes mains caresseront
Mon cou, mes hanches, ma taille.
Oui, je serai très très tendre
Quand, à cinq heures,
Tu me coucheras
Sur un lit de feuilles sèches,
Sans vraiment aucun souci
Pour ma robe blanche d'épouse,
Sans aucun souci vraiment.
Je serai belle, si belle
Quand tu me diras de l'être.
Je serai obéissante
Quand tes mains caresseront
Mes reins, mes seins, mon étoile.
Oui, je serai très très belle
Quand, à minuit,
Tu me coucheras
Sur un lit aux draps défaits,
Sans vraiment aucun souci
Pour ma robe rouge d'amante,
Sans aucun souci vraiment.
Je serai douce, si douce,
Je serai tendre, si tendre,
Je serai belle, si belle...