J'aime te regarder et chaque fois m'émouvoir,
j'aime te regarder, comme le premier soir
comme si pour la première fois tu effleurais mes lèvres
dans ton regard oublier que la vie est brève,
et pour une fois encore, stopper le temps,
pour que cet instant jamais ne s'achève.
Oui, mais voilà de nombreux jours déjà
que tu te tiens hors de portée de mon regard,
et dans ma vie c'est ciel de nuit
où aucune étoile ne luit.
Alors s'allume cette lueur "liberté",
à laquelle j'espère sécher mes larmes
mais elle me dit que tu peux m'abandonner
si tel est ton désir, je ne pourrais l'empêcher.
Cette lueur qui était mon espoir
voilà que je viens m'y brûler!
Un allumeur de réverbères
m'invite alors à visiter sa planète
"regarde là, tourne la tête,
planète-étoile liberté
n'éclaire pas d'un seul coté,
regarde là, ce rayon vert
vert de rage et rouge colère
qui manquaient à ton arc en ciel".
Lorsqu'à ta liberté je me brûle
que la mienne me semble nulle,
me reste encore une facette
un horizon qu'éclaire cette lanterne:
au delà de ta liberté, au delà de la mienne,
pour la notre l'espoir peut encore brûler.
8 juin 2012