L'ange est fatigué,
au moment de déployer ses ailes
pour partir se ravitailler
une fatigue,
prévoir la cantine,
un menu, pas moyenâgeux,
mais rapide à préparer, ou à réchauffer...
L'envie lui prend à l'ange,
de jouer les démons,
de JETER les casseroles
en grand fracas sur le sol.
L'ange est en crise,
il regarde les autres,
ceux qui se débrouillent bien
ceux qui ont de l'énergie,
du courage,
il baisse les ailes,
découragé.
Ses lunettes sont tombées,
il ne voit plus rien
au delà du bout de son nez.
Il a juste envie de CRIER !
L'ange angoisse,
pourquoi pour lui la poisse ?
Les soucis et les tracas ?
Cette impression de patauger
dans une mélasse même pas sucrée ?
Pourquoi il est tout seul,
lui ?
Pour fêter le printemps.
Il a juste envie d'AIMER,
librement.
L'ange pleure,
ça va pas plaire,
mais il s'en fout.
Pleureur...
et alors ?
Au moins, au travers
de ce prisme salé
la vie paraît plus douce,
plus irisée,
un arc en ciel
artificiel
réchauffe son cœur
d'ange déchu.
Il pleure.
Il sourira demain
au retour du bonheur.
Ok, boss,
j'ai compris
de temps en temps
s'abat sur moi
toute la détresse du monde...
Oui, je sais,
c'est pour que je comprenne
et compatisse
et continue à venir en aide
à la ronde...
Ok, boss,
vous avez peur
que d'aise je m'endorme
que dans le bonheur
me complaise
et délaisse mon labeur !
Allez...
au boulot...
Il y a du bonheur à créer.
Le malheur,
on a déjà trop donné
Debout.
Déploie tes ailes.