les brouillards de janvier
Espérer en demain, le bonheur d'un matin
pour m'abandonner au désir de ta main
pour toi, par toi, n'être que chemin d'amour
que tu parcourras autant que tu voudras.
sur l'épaule dénudée de ma peau tachée
laisser flotter mes cheveux dénoués
pour qu'en cet abandon de toute retenue
coulent de moi toutes les rivières nues
que ton plaisir saura y trouver.
Un torrent de printemps au chemin de falaise
brèche de douceur dans l'abrupte malaise
de notre monde sans cœur.
être par toi, pour toi, la douceur,
que je souhaite au monde.
En quelque pas près de toi
aux chemins qui contournent le village
faire de la triste ronde qui agite ce monde
farandole de joie, et dans son sillage,
entraîner ceux qu'on aime, et même ceux qu'on n'aime pas.
Rester, ligne de crête, là où l'on voit sur tous les versants
s'étaler les possibles du monde, sans préjuger.
à chacun une étoile, le bonheur d'une rencontre
pour connaitre la chaleur d'aller vers, et non contre.
parcourir tous les sentiers, au moins en pensées.
Là maintenant, pour mon cheminement,
mon rêve abandonné aux prés verdoyants,
où tu ne veux pas aller,
j'aurais besoin de lumière, de clarté, de vérité,
pour continuer à avancer sereinement.
La tentation est forte, de passer aux aveux
en espérant à tort qu' ainsi s' exauceraient mes vœux.
Mais te dire je t'aime, c'est oublier en marchant
les mots de ces chemins d'égarement
et ces heures d'isolement
qui me séparèrent de toi,
et n'arriver, lorsque tu m'appelleras
qu'avec l'image du sommet éclairé
par les brouillards de janvier.
1/1 et 16/1 2011