Encore un an qui passe.
Vous voudriez que cela soit joyeux?
Vous voudriez que je fasse des voeux?
Pourquoi fêterais-je l'avenir? Cet an nouveau, que m'apportera-t-il d'autre que du moins en moins, de la détérioration?
Les ans font grandir les enfants, et quand ils s'en vont, plus jamais ne reviennent pareil, c'est fini. Viennent en visite...
Travail en sursit, pour quelques mois encore, mais bientôt reviendra le soucis d'avoir à changer de décor. Je rêve mon entretien d'alors, au pôle emploi: "oui, vous
avez bien entendu, je cherche un travail qui m'occupe les week end, les jours fériés, parce que je suis seul, mes enfants sont grands, et mes amis retraités sont en famille à ces moments là et
libres aux autres moments, à ceux où normalement on travaille. Ce que vous voulez, restauration, hôtellerie, aide soignant, je suis volontaire pour tous les créneaux horaires dont personne
ne veut."
En plus ainsi on m'aimerait, mes collègues m'adoreraient, ceux qui ont des enfants, des familles, des amis, et j'ai tellement besoin qu'on m'aime.
Qu'on m'aime et qu'on me le fasse comprendre, mais doucement, car attention, en bon abandonnique, dès qu'on m'aime trop se réveille l'angoisse d'être bouffé, dévoré
par la relation, et je fais alors tout pour m'éloigner!
Un boulot en opposition de phase avec la vie sociale, pour ne jamais me sentir seul, pour sentir la ville bruisser et m'inviter à sortir, à mes heures de repos, et
lorsqu'elle cuve ses fêtes, être moi occupé, au travail, un travail utile et valorisé, admiré.
Voilà, finalement, j'ai réussi à trouver un vœu pour moi même. À vous je souhaite de faire de même: trouver votre vœu, votre étoile secrète, le petit changement qui
vous ferait sourire quand on vous dit "bonne année".
JiM, le 31/12/2011
jacques brel la quête