Jeter enfin les premières fleurs de l'été
qu'un vase avait oubliées.
Toutes ces heures martelées,
tous ces coups d'horloge aux clochers,
refuser de compter
les bleus qu'ils font à l'âme
des solitudes de femmes.
Toutes ces heures perdues
à rembourser des trop perçus
de bonheur, de chaleur,
des joies indues.
Dévier les rivières
leur ériger des barrières
de galets, des tas de terre,
et leur piocher un lit,
ton cours, maintenant, c'est ici.
Affamer les passions
pour quelles entendent raison,
ne pas nourrir les émotions,
les garder en prison.
Fuir la fatigue en courant
la scinder des sentiments
ainsi la dépasser
aller bien plus loin qu'elle, devant.
Jeter enfin les premières fleurs de l'été
qu'un vase avait oubliées
fermer d'un merci cette belle parenthèse
et espérer très fort,
qu'à tous les dieux il plaise
de la rouvrir encore.