Dans l'métro parisien
un soir de grand départ,
à la correspondance
qui menait à la gare
il avait dans la tête
un petit air de rien
une chanson vieillotte
aux paroles désuètes.
Elle, accélère le pas
de peur d'être en retard
en fredonnant tout bas
sur un air de guitare
« ma vie est un combat »
dira-t-elle plus tard
trop vite le tempo,
toujours prestissimo
Le « la » à la station
ferme trop vite les portes
étrange diapason
vite, ils faut qu'ils sortent
ils bousculent leurs semblables
ne peuvent pas rester d'dans
se sentent un peu coupables
moins humains, sur l'moment
(changement de rythme , plus lent, plus doux, ternaire ?)
Mais au détour, de ce couloir
il sait que l'attend chaque soir
un ptit orchestre de rien du tout
violon, djembé, parfois c'est tout
Aux premières notes son cœur se calme
son pas s'allonge, et ralentit
il n'entend plus, tout le vacarme,
il en oublie, tous ses soucis
Mais au détour, de ce couloir
presque chaque jour, c'est son espoir
elle aime entendre, les musiciens
des vas-nu-pieds, des bohémiens
qui tendent la main, ou le chapeau
et rendent son quotidien plus beau
à ses lèvres, naît un sourire
c'est bien plus qu'elle ne pourrait dire
Il va dans un sens, elle dans l'autre,
un soir pourtant, de grand départ,
de grand dépit, ou de hasard,
il prend le temps, ne fait rien d'autre
il les écoute un ptit moment
elle est là, elle bat la mesure
son chaud sourire le rassure
dans l'air il y a comme un changement
(reprise du rythme à 6 temps)
Dans l'métro parisien
qu'ils prennent chaque soir
ils voyagent dans l'même sens
maint'nant main dans la main
s'ils marchent vite encore
inconscients du décor
ils sont plein d'énergie
et à tous ils sourient
(reprise du rythme à 8 temps)
Puis au détour, de ce couloir
Il chauffe sa voix, elle sa guitare
une chanson ou deux, chaque soir
en l'honneur des heureux hasards
ils accompagnent les musiciens
qui bouleversèrent leur quotidien
puis ils repartent vers la gare
où les attends le dernier train
vers l'pays où tout est musique. (facultatif, ou parlé)
dimanche 20 octobre 2013