Le dimanche matin, certains vont à la messe. Yousra, elle, reçoit ses grands-frères. Tout cela revient au même : des histoires de famille !

Au 'saint' de l'Eglise, ma mère est une bonne sœur, tandis que mon père m'affirme que nous sommes tous frères et les beaux draps se lavent en famille.

Alors Yousra reçoit ses grands-frères. Pour cela, nul besoin de chapelle, même ouverte sur le ciel.

.

Au soleil matinal elle leur offre un vers libre, puis quelques autres. D'assonances en double sens, elle fait bonne figure, et personne, non personne, ne demande à quoi ça rime. Un frangin prend sa gratte, il ne plaque que les accords, jamais ses frères ne l'abandonneront. Un autre regarde au loin, un sentier au flanc de la montagne, la frontière que jamais leurs pas ne franchiront. Quel orchestre se suffirait de duos ? Pour écrire la symphonie de la vie, ils s'échangent en plein jour des rêves hors taxe, mais pourtant à forte, très forte, valeur ajoutée ! Pourvu que le fisc, un matin sans sommeil, ne leur tombe pas dessus !

..

-Oui, mais de tout ça, il dit quoi Amray?

-Dites moi d'abord où il est Amray! Dans quel désert, dans quel repli!, répond Yousra sans colère, après je vous dirai.

Amray, ce n'est pas un grand-frère, c'est celui que le coeur et le corps de Yousra aiment. Il regarde par la fenêtre à défaut de porte ouverte, il voit lui la frontière, se voit avec Yousra, de l'autre coté, et ça lui suffit. Pour ajouter à son bonheur, il écoute la symphonie qu'elle joue avec ses frères. Ainsi est Amray.

.

Dans le royaume où je suis Reine, une nouvelle 'profession ' à ajouter à nos CV : réalisateur/trice de rêves...

06/04/2014

Publicité

Debout Sur Le Zinc - Dialogue de sourds

Tag(s) : #Bienvenu dans mon royaume