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C'est comme s'approcher trop, d'un feu trop ardent, dont on ne veut pourtant pas s'éloigner. On préfère sa chaleur cuisante, au froid qu'il fait à quelques pas de là. C'est comme la chaleur diffuse, après deux verres d'un bon vin, chaleur intérieure, griserie du cœur.

La brûlure du désir, c'est le cœur qui se serre à l'évocation d'une scène muette de notre cinéma interne : un geste jamais osé, le rêve d'une étreinte, un baiser imaginé. C'est l'oiseau au dessus de la place, majestueux rapace, sillonnant le ciel, vigilant. Ne craignez rien, il ne se nourrit que d'amour défuntes, et jamais ne juge les sentiments. Il aime l'air et les courants ascendants, il aime le soleil, et les nuages aussi pourtant. Il sait qu'aimer ne se conjugue pas seulement au singulier. Mais ses ailes il ne brûle, au soleil de l'été, loin assez, il reste, de l'astre adoré, prudent.

La brûlure du désir, c'est la peau qui frisonne, c'est le corps qui résonne et devient plus vivant. La brûlure du désir, je ne connais rien de plus doux, que son apaisement.

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