Aujourd'hui, en balade sur la toile (via un nuage bleu...link), je découvre cette chanson:
link "en équilibre" qui résonne dans ma bulle...
Alors pour l'occasion, je "ré-édite" ce texte.
Qu'est ce qui tient le funambule en équilibre sur sa corde?
Les uns l' encouragent: vas-y... lance toi vers la lumière! sois spontané, avance... ose... progresse, on peut plus qu'on ne croit... prends tous les droits que tu veux...
Les autres tremblent: attention! tu vas trop vite! tu dépasses les limites! ne tape pas sur la table! tu as défié la frontière... c'est dangereux... tu vas tomber!
Entre les mots des uns et des autres, tu cherches ton équilibre, funambule, tu oscilles dangereusement tel le battant de l' horloge rythmant les heures de la vie. Lorsque les uns et les autres te délivrent alternativement les messages du pendule, tu restes debout, tu avances en titubant, ivre, libre du choix de tes pas sur la corde.
Mais lorsque l'une, l'un, t' enferme dans le message alternatif, lorsque les oscillations viennent d'une même personne, non... oui... non..., perdue elle aussi sur le fil de son écheveau, c'est là que déstabilisé tu te crispes sur l' incompréhension, t'arrêtes... et chutes...
...seul au sol, parfois. D' autres fois, dans de secourables bras.
Tu connais la règle d'or , funambule: remonte tout de suite sur ta corde, ne laisse pas les images du passé te rattraper, ne laisse pas la conscience de la répétition t'atteindre, ne laisse pas la petite voix murmurer en toi « hé... là... ce coup là, on me l'a déjà fait ,je crois... », non! Remonte! Vite!
C'est comme ça que j' apprends, en tombant, funambule de la vie, en me heurtant aux limites, j' apprends vos frontières.
Je connais le secret: mon regard au loin, plus loin que l'horizon de mes rêves, plus loin que mes défis, plus loin que ma volonté, au delà de mon renoncement, là où l'amour vous réunit, vous que j'aime, tous les deux, différemment...
Hé! Attention! Arrête, là! T' es arrivé au bout! reste sur la corde funambule, le prochain pas était pour le vide!
Tu as réussi, tu l'as réussie ta traversée...
(extrait de "vagues d'oxalis")