Sans trahir ma promesse de toujours respecter tes choix de vie,
sans parler de rupture, ni de bigamie,
je t'épouserai.
Comme on se donne à corps perdu pour une noble lutte,
comme on embrasse de toute son âme un idéal,
j'épouse la cause de ton bonheur.
Comme un doux vêtement recouvre une silhouette,
comme l'oreiller moelleux où l'on pose la tête,
mon plaisir épouse la forme de ton désir.
Sans publier de bans, sans ouvrir la mairie,
sans témoins ni fête,
chaque fois que de l'union de ta force et de ta douceur nos corps jubileront,
chaque fois que nos plaisirs échangés en "oui" exploseront,
tant que nous saurons prévoir dans les crachins d'automnes, les soleils des prochains étés,
à chaque heure de mes jours,
je t'épouserai.
30 septembre 2010