Le poids de ce que l'on emmène sur le chemin doit être proportionnel à celui du marcheur. Concrètement, je serais bien embêtée, surtout que je compense mon petit poids par plusieurs couches de lainages, même par 20°c!

Mais dans la vie, j'aimerais bien que cette notion soit appliquée: que charge de travail, de soucis, de choses à faire soit proportionnelle à ce que chacun peut supporter dans chaque domaine. Qu'on cesse de vouloir relativiser à ma place et me prouver qu'un déménagement n'est rien, quand pour moi c'est si haut placé sur l'échelle du stress!

Dénuder les murs,

de tous ces petits trésors,

qu'on n'y voyait même plus,

mais qui les faisaient miens.

Vider les tiroirs,

et les boites de pandores,

qui remettent en mémoire,

des chagrins qu'on croyait morts.

Décider, choisir, le destin

de chacun des objets

qui passe par les mains.

Trier, donner des vestiges

d'un passé pas si lointain

qui pourtant donne le vertige

et mieux rebâtir demain.

fermer la porte?

Tourner la page?

Comment le ferais-je sans rage?

Seule, sans escorte,

seule, pour choisir

seule, pour décider et réfléchir.

Comment le ferais-je sans peur?

Penser à tout, à chacun,

dans des murs nouveaux,

aux trajets, aux copains,

jusqu'aux murmures des voisins...

 

à suivre... après cette digression, retrouver demain les pas de Clara.

 

un extrait du vaisseau de pierre, de tri yann, qui raconte l'histoire d'un village entier qui déménage en une nuit, après une lutte vaine contre les promoteurs qui veulent les lieux.

 

 

 

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