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Tu sais quoi? Je t'aime!

Et voilà, c'est décidé

cela devra nous donner

plus de joies que de peines

car lorsque l'amour fait mal,

c'est que l'on aime mal

et moi, je veux t'aimer bien,

pour ton bonheur et le mien.

 

T'aimer bien, être dans ton désir

et non après d'impossibles rêves, courir.

Je sais maintenant que les seuls voeux

qui se réalisent sont ceux

que l'on fait à deux.

Être deux, liés par une conjonction de désirs.

 

T'aimer bien, avoir le sourire,

même si tu n'as qu'une minute à m'offrir.

À l'aune de tes absences

j'ai compris mon insignifiance

alors qui serais-je pour demander

à la vie ce qu'elle ne peut donner?

 

T'aimer bien, te laisser l'initiative

de nos rencontres, de nos estives.

Car c'est en rencontrant ton désir

que se révèle notre plaisir.

Plaisir tendre et mutin

de te laisser me prendre par la main.

 

T'aimer bien, ne pas te dire du chemin

tous les écueils, tous les chagrins

ne garder pour leur beauté

que les photos prises au sommet

et du versant ensoleillé

seulement, garder trace imprimée.

 

 

Il y a un homme, dont la mémoire et l'esprit m'habitent,

un homme de montagnes et de désert

égaré dans nos murs et venu y jouer un bout de son destin

cet homme m'apprend à t'aimer bien.

 

À défaut de pouvoir t'être agréable à vivre

je veux t'être agréable à aimer

répondre aux gifles de la vie par sourires

laisser destin et coups du sort m'attendrir.

 

Et puis tu sais quoi?

C'était au sortir de jours sombres et pluvieux

un soir, le soleil fit don de quelques rayons avant la nuit

et j'ai ressenti, fortement, sur ma peau, l'envie de vivre.

L'envie de vivre encore, pour toi, au moins jusqu'à la prochaine fois.

 

Pour la prochaine fois où ta main glissera

sur mon ventre vers sa douceur

pour la prochaine fois où mes doigts

sentiront ta chaleur.


Contrairement à la rage de vie qui parfois assaille mes entrailles,

c'était doux, joyeux, tendre, l'envie de vivre.

Désir de vie, désir de toi, intimement liés.

 

17 février 2011

 

photo: le Cagire à Ganties décembre 2010

 

musique: "l'eau, le feu et toi", n°6 Gabriel Yacoub:    link

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