Le syndrome du lit vide
ne m'atteint pas,
car le mien ne l'est pas,
toujours illuminé de ton soleil,
est-ce cette lumière qui m'ôte le sommeil?
Mes draps loin d'être livides,
ou blancs comme linge,
le sont comme l'écran
où se projette chaque nuit
le souvenir de nos matins partages.
Non, mon symptôme,
c'est l'assiette vide,
le couvert mis pour l'absent,
la cuisine faite en quantité,
mais pourtant pas pour un banquet
mets tout simples du quotidien
dans l'espoir que tu partages mon pain.
C'est mon été solo:
une seule place de ciné,
un seul couvert au bistrot,
je n'ose plus aller
où tu me manques trop.
19 juillet 2010