Grand merci à Marc et à toute l'équipe de la Teigne , ce texte est à écouter en chanson ici :

link

 

 

 

Le train enveloppé de brouillard

par les fenêtres, on ne peut rien voir

assis sur la place, en face,

la tête appuyée contre la glace

il dort

pour m'occuper je le dévisage

sans qu'il puisse en prendre ombrage

j'ignore sa destination

j'ai peur qu'il loupe sa station !

 

Dans la vie, comme dans le métro

qui sait où mènent les mots

 

Sur une tablette entre nous

sous laquelle se touchent nos genoux

il a déposé le journal

avant de sombrer sans gardénal

il dort

je lis les gros titres à l'envers

je lui invente un caractère

au repos ses traits sont si doux

mais au fait, il va où ?

 

Dans la vie, comme dans le métro

qui sait où mènent les mots

 

Quand nous passons sous un tunnel

ça fait intime, presque aux chandelles

sommeil profond d'obscurité

doucement il se met à ronfler

il dort

je me demande quels sont ses rêves

et de sa vie, quelle est la sève

s'il est heureux au quotidien

s'il prend très souvent ce train

 

Dans la vie, comme dans le métro

qui sait où mènent les mots

 

Le train s'arrête en pleine voie

pourtant cela ne le réveille pas

je souris, je le trouve beau

peut-être qu'il triche, les yeux mi-clos ?

ou qu'il dort

Alors j'essaye de deviner

sa famille et son métier

rien de ceci sur son visage,

même pas son âge.

 

Dans la vie, comme dans le métro

qui sait où mènent les mots

 

Le chef de bord nomme les stations

moi, toute à mon observation

j'ai bien failli en oublier

de descendre à mon arrêt

il dort

j'ai envie de le secouer,

de lui dire qu'il est arrivé

le quitter ainsi sans aurevoir

ça m'fait à l'âme comme du brouillard

 

Dans la vie comme dans le métro

qui sait où auraient menés les mots ?

Dans la vie comme dans le métro,

p't'être que j'suis descendue trop tôt.

 

 

 

samedi 16 février 2013

Publicité
Tag(s) : #musique!