Bonjour, je me permets de relayer cet appel que je trouve intéressant, dans l'argumentaire, le ton, et l'action proposée. Après tout, oui, protestons contre la précarité que nous subissons (ou nos enfants) et à eux, les puissants et leurs complices politiques de faire en sorte que cela cesse. Et comme la précarité est une conséquence du système, pour qu'elle cesse, il faudra changer de système. Quelques pissenlits, si on souffle bien sur la fleur, dans le sens du vent, permettent d'ensemencer tout un champ!

 

Je regrette cependant qu'une autre date que le 1er mai ait été choisie, divisant les forces. Je comprends qu'on puisse, en tant que précaire, en vouloir aux syndicats qui se préoccupent peu de nous. Je comprends qu'on se reconnaisse peu dans les revendications des "travailleurs" lorsqu'on est privé d'emploi. Je comprends la tentation de faire une fête des privés de travail. Mais c'est dommage, il était possible de faire cette action le même jour. Ceci dit, si la fête des privés d'emploi rassemble plus de monde dans la rue que la fête des travailleurs, quel message! Les puissants et les politiques complices auront du soucis à se faire et des mesure à prendre.

 

Bref, je vois plein de symboles, plein de messages dans cet appel et cette action, qui me donnent envie de relayer, de tenter qq chose, localement.

 

Je verrais bien, le 1er mai, à coté des tables des vendeurs de muguets, des tentatives de vente de pissenlits: message sous-jacent: "puisqu'on nous fait faire n'importe quoi, pourquoi pas vendre ce qui ne vaut rien" (quand ça a échappé au roundup).

 

On objectera peut être que l'appel reste trop consumériste, pas assez décroissant, qu'il ne vise pas à changer le système. Mais je le vois comme un préalable: comment penser le monde autrement quand on est englué dans des tracas sans fin de factures à payer, de loyer trop élevés? D'abord un boulot stable, un revenu qui permet de se dégager du soucis permanent des fins de mois, qui permet surtout d'échapper au crédit, véritable carburant du système. Si chacun a de quoi vivre, plus de crédit, plus d'endettement, et les banques auront du soucis à se faire, seront obligées de revenir à une gestion saine, basée sur l'existant et non sur l'argent virtuellement crée par des robots dont l'unité de temps pour les transactions est la nanoseconde.

 

Prenons le temps de cueillir des pissenlits, et dans la manif du 1er mai, si l'on croise des élus, de souffler sur la fleur, innocemment, à leur nez, pour leur rappeler notre existance en les faisant éternuer!!!

 

Claire 42 ans  -précaire de l'éducation nationale-

 

 

 

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Fête des précaires et du pissenlit
samedi 30 avril 2011
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Depuis quelques jours sur Facebook, un appel à la "Fête des précaires et du pissenlit" circule, signé par 6 précaires

Un rendez-vous est fixé pour une manifestation "festive, pacifique et non-partisane" le samedi 30 avril, la veille du premier mai, rue de Lisbonne (en hommage à la grosse mobilisation des précaires portugais le 12 mars :
200 à 300.000 personnes défilaient contre la précarité
)

Si vous etes sur Facebook, vous pouvez vous inscrire ici sur la page de l'événement Facebook.

Pas mal de gens sont intervenus sur la page de l'événement en exprimant le souhait qu'il y ait des rassemblements ailleurs qu'à Paris ce jour là, alors un forum vient d'être ouvert pour monter le même types de rendez-vous en région et pour organiser du covoiturage pour venir à Paris (le lien ici).


Merci de diffuser



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Fête des précaires et du pissenlit

Le samedi 30 avril 2011, comme chaque fin de mois, ça fera déjà dix jours que nous serons à découvert.

Nous sommes salarié-e-s au SMIC, en CDD, en Interim, à temps partiel, en Contrat Unique d’Insertion, stagiaires de longue durée à 30% du SMIC, bac + 5 en Service Civique à 540€ par mois, auto-entrepreneurs, pigistes, intermittents, chômeurs en interim, travailleuses au black au RSA, travailleurs au black, jeunes n’ayant pas droit au RSA, saisonniers, étudiants-salariés...

Nous galèrons pour trouver un emploi et un logement, pour payer le loyer. Nous galérons pour remplir le caddie chez ED.

Nous voulons vivre, pas survivre. Nous voulons payer des impôts. Nous voulons payer nos restos, aller au ciné, partir en vacances, arrêter de taxer nos parents, avoir le temps et la place pour élever des enfants, nous doucher avec du gel douche bio, manger du filet de bœuf plutôt que des surgelés, aller chez le dentiste pour retrouver le sourire.

Notre précarité est une insulte au passé, alors que nos parents et nos grands-parents ont travaillé pour notre accès à l’éducation, à la sécurité sociale, pour le droit du travail, et pour notre liberté. Privés de stabilité et soumis à la flexibilité, notre avenir est hypothéqué. “C’était mieux Avant”, on finit par le croire.

Parce que nous refusons cette fatalité, nous ne nous laissons pas abattre par ce manque de perspective. Nous sommes des millions ! On se croise tous les jours dans la rue, dans le métro, au boulot, dans les facs, à Pôle Emploi ou à la CAF, ou à l’heure de l’apéro.

Nous sommes éparpillé-e-s et isolé-e-s.

Le samedi 30 avril, rassemblons-nous. A défaut de se payer notre brin de muguet du 1er mai, célébrons le pissenlit pour ne pas le manger par la racine. Avant la fête des travailleurs, retrouvons-nous pour la journée du Pissenlit, fête des précaires. Ce jour là, rendons nos galères visibles.

Quelles que soient vos convictions, vos revendications, votre situation, rejoignez nous. En écho à l’énorme mobilisation des précaires portugais le 12 mars, nous vous donnons rendez-vous à Paris tout au long de la rue de Lisbonne, pour un défilé festif, pacifique et non-partisan contre la précarité. Fabriquez pour l’occasion vos propres panneaux, pancartes, banderoles, et inscrivez-y vos coups de gueules et vos messages.

Rendez-vous le samedi 30 avril pour un défilé festif, pacifique et non-partisan !

Carole, 28 ans, salariée depuis 10 ans, au SMIC, encore dépendante de ses parents.
Xavier, 36 ans, chômeur, auto-entrepreneur.
Lily, 25 ans, bac+5, en Service Civique prolongé à 540 euros par mois.
Dimitri, 24 ans, serveur, travaille 60 heures par semaine dont 30 heures non déclarées.
David, 26 ans, chômeur en reconversion professionnelle dans le secteur social.
Nikos, 27 ans, vacataire dans la fonction publique.

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Tag(s) : #ambiance pole emploi