Je n'aime pas la routine, mais j'aime les rituels.
Toute phase de transition, tout changement, d'un coté m'attire vers un futur que j'imagine -c'est plus fort que moi malgré l'expérience et la raison- toujours porteur de promesses, et d'un autre, me retient dans la tristesse des choses qui finissent et plus jamais ne seront. Changement de saison, d'années -civiles et scolaires! deux fois l'an ce calvaire! - fêtes, marronniers médiatiquement célébrés: entre "plus jamais" et "bientôt", je suis écartelée.
Alors je cherche, je crée mes rituels personnels, des petits repères, mes entassements de cailloux au bord du chemin quand d'années en années j'emprunte le même trajet.
Chaque année, dès que le restaurant est fermé, que cet univers s'endort pour un repos -mérité- d'un an, je trouve en ma boite mail les textes du recueil à corriger, et ces mots, vos mots, à relire et surveiller, sont le meilleur rempart contre le vide de la fin de l'été et l'inconnu de la rentrée.
Merci à vous, tous.
(photo: kiosque de prise d'eau, thermes de Barbazan)