DSCN9946.jpg

 

 

L'amour est une petite chose fragile en moi, vite menacée, vite dévorée par l'ogresque appétit de mes ambitions, de mon égo. Pour protéger la fragile étincelle de l'amour, il me faut du temps, du calme, de l'attention à moi-même et aux autres. Je dois la protéger des vents contraires qui trop fort soufflent sur elle et risquent de l'éteindre à tout jamais.

A tout jamais, non, pas vrai. Mais il est beaucoup plus difficile de rallumer un feu que de propager une flamme. Je dois veiller aussi à ce que rien ne l'étouffe, lui ménager des temps de respirations, de repos.

Ça implique d'aller régulièrement à la rencontre des autres, mais aussi de moi même, dans le silence, dans la douce pénombre d'un grand arbre. à l'automne, ses feuilles tombent et il me permet de prendre l'une d'elles. Il me dit "écris, écris dessus en encre de sève, écris vite tes mots d'amour avant qu'ils ne s'envolent aux tempêtes hivernales". Alors je les écris, docile, pour en retrouver le goût quand le soleil cogne trop fort, quand dans la brouillasse je me perds, ou quand la pluie m'invite au repli, à l'abri. Par le don d'une feuille d'automne, mon arbre m'offre de défier les saisons en gardant intacte, en moi, cette petite chose fragile qu'est l'amour.

 

Martha; le 24 mars 2012, dans les champs.

 

musique: khaled mouzanar semeur des champs arides

 

 

 

 

J'aurais aimé SAVOIR m'éloigner des impossibilités

pour POUVOIR mieux m'approcher des possibles.

 

J'aurais aimé que tout soit possible.

J'aurais aimé que "TOI" soit possible.

J'aurais aimé être ton possible.

Élargir l'horizon,

partir, évasion,

ouvrir la fenêtre...

 

JiM; le 25 mars 2012, dans les champs.

 


Publicité
Tag(s) : #du sucre plein les poches