Loin des Frontignes
Bouger, quitter nos frontières,
cela pourrait se faire,
si seulement Pays se figeait,
comme dans les contes s'endormait,
au retour, on reconnaîtrait sa Terre!
Changer, muer loin des Frontignes,
mais quand Pays nous reverra
est-ce qu'il nous reconnaîtra ?
Peut-être nous rejettera-t-il
comme personnes étrangères,
si les souvenirs d'exils
nous éloignent trop de nos frères?
Apprendre, grandir loin des Frontignes,
mais quand au Pays on revient,
Est-on encore aimé des siens?
Pont, sur l'absence jeté
tend vers la rive opposée
Temps d'exil lentement coule,
bien amère traversée.
Pleurer, crier loin des Frontignes,
fils tendus aux nuages
pensées aux doigts des funambules
lancent leur défi aux âges
et les jours, perdus comme le vent,
reprendront sans préambule
leur cours interrompu.
S'ouvrir, créer! Évoluer! loin des Frontignes,
alors quand Pays nous reverra...
il nous adoptera.
les cowboys fringants 8 secondes