Le bleu de l'été fut si beau
si verte l'ombre des grands arbres,
que j'ai accueilli avec le sourire
le gris de ce matin là.
Mais je peux aussi faire semblant,
même pas en niveau de gris,
tout en noir!
Tout revoir!
Rendre à corriger la copie!
Ne plus vouloir d'un amour
qui ne vit que d'expédients
et que fuit la lumière des jours.
Ce tunnel sombre est l'abri
qui me protège d'une pluie
trop violente, trop drue
d'une lumière trop crue.
Je rase les mûrs,
c'est plus sur,
je longe la paroi,
ça épargne à mes pas,
les nids de poules
qui creusent la chaussée
et les voitures roulent
où j'aimerais marcher:
au milieu
bien en vue
en prenant toute la place!
J'ai choisi ce chemin
toutes les données en main,
c'était le meilleur moyen
d'arriver de l'autre coté:
jusqu'à Toi.
Mais durant la traversée
je me garde le droit de rêver
aux grands espaces lumineux
que nous méritons tous les deux!
Cette lumière rêvée me guide
détourne mes pas du vide
grâce à elle je te retrouverai
quand de l'autre coté j'arriverai.
Alors, tu reprendras
dans la tienne, ma main
l'amble iront nos pas
nous reprendront notre chemin.
Toi, tu n'en sauras rien
ton regard plongeant dans le mien
n'y verra briller que l'espoir
d'un amour sans blanc ni noir.
14 septembre
à nos "entourages"!!