Toute une vie en son nom.
Toute une vie de devoirs, d'obligations
Privé de la douceur des poires, sans raison
Et quand l'arbre majestueux, en donne à profusion,
Elles sont dures comme pierres, immangeables malgré cuisson.
Toute une vie de « il faut », les désirs passent après,
Toujours courber le dos, garder les bonheurs secrets,
Et quand le pré à nouveau, se couvre de mille fleurs,
Ce ne sont que colchiques, de l'amour, il n'est plus l'heure.
Toute une vie donnée aux autres, à s'oublier soi-même,
De l'indulgence et la générosité l'apôtre, se refuse un poème.
Et quand le soleil du soir éclaire son champs,
À l'ombre il se cache, d'une nouvelle moisson il n'est plus temps.
2/2/2011