Top articles
-
Gare Montparnasse
où je m'égare... J'aurais aimé m'arrêter. Au pied d'un arbre me recroqueviller, et que feuilles d'automne me soient un discret linceul. Mais pas d'arbre dans la gare. Alors je me suis cachée dans un coin, au milieu des mendiants, pensant qu'on ne m'y...
-
Tout s'efface
Tout s'efface, le dessin sur la plage, se donne à la marée, le nuage au ciel bleu, par le vent délité, même le parfum des colchiques, fâné de gelée et craquements des feuilles sous nos pas, par la neige étouffés, jusqu'au goût de nos prénoms quand nos...
-
Humeur du soir...
Vertige du funambule, en équilibre sur la crête de la vague, il avance, devant lui la sorcière s'oppose à sa progression. Une seconde, tentation de la violence, il a envie de la battre avec la perche lestée d'écheveaux de fil, pour qu'elle chute, se noie,...
-
Je resterai là
Gabriel Yacoub: "je resterai ici": Je n'irai nulle part promener mon cafard, barbouiller de blues les murs de la ville et les rendre aussi sombres que le noir des trottoirs. Quitte à être inutile, à s'avouer fragile, autant le jouer futile et refuser...
-
fête au village
Fête au village Pourquoi La Paz? J'ai mal à la tête à force de me poser la question! Ou alors c'est l'altitude, ça va passer. Quand Josef, le Chef, m'a tendu mon passeport en me disant: - "Va te mettre au vert un moment, le temps qu'on t' oublie", j'ai...
-
la chasse aux escargots
la chasse aux escargots Parfois je n'en peux plus de ces jours de nuages, que je ne comprends plus et me revient une rage, alors je pars... à la chasse à l'escargot. j'en ramène un plein cageot. Après, je sais, qu'il faut les mettre en cage, les faire...
-
La reine endormie
La reine endormie. La Reine dort. Recroquevillée dans sa chrysalide, les ailes gluantes collées le long du corps, paralysée, incapable de bouger, elle ne peut que penser. Elle n'attend pas le Prince Charmant, non. Elle se prépare à vivre. Dans ses rêves,...
-
Le café après l'amour
Le café après l'amour quand le corps repu on s'intéresse à nouveau à la rue a un goût de toujours qui n'a vraiment rien à voir avec celui qui le précède quand dans un bar, un soir, l' homme attend que femme lui cède Le café, douce habitude même bu à la...
-
Froid de toi
Je dresserais mon chien à ramener mes pensées quand elles s'en vont au loin dans une autre vallée et que le col est fermé Je lui crierais "reviens" c'est ici qu'est ta vie là bas pour toi n'est rien que la douleur de l'envie de ce qui est interdit Il...
-
Au marché des rêves.
La nuit, à l'insu de notre conscience, s'ouvre le grand marché des rêves. Ce marché est régi par des règles bien à lui, pas de cotation en bourse, pas de triple A; mais du troc, rien que de l'échange et du partage, sans aucune circulation de monnaie....
-
Les chroniques amères de Jim: nouvel an
Encore un an qui passe. Vous voudriez que cela soit joyeux? Vous voudriez que je fasse des voeux? Pourquoi fêterais-je l'avenir? Cet an nouveau, que m'apportera-t-il d'autre que du moins en moins, de la détérioration? Les ans font grandir les enfants,...
-
Ils étaient si doux
Merci à la vie qui nous offre en sursit cet automne doré pour remplacer l'été dont elle nous a privé. Vous étiez doux, tous les trois: le soleil, le vin, et toi. Ta sagesse m'inspire donne souffle à ma vie ton amour je respire j'y puise mon énergie quand...
-
Le choix de Martha
Mon âme, divinement calme et légère y inscrira le dernier mot, si je reste en ce lieu lorsqu'il sera clos. Martha, sur le sol, dans l'ombre de la chapelle qui la dissimule aux regards, assiste au début des travaux de rénovation. Il fallait s'y attendre,...
-
Les dames patronesses
Quand le recours aux institutionnels ne suffit plus, ou pas, ou que l'urgence rythme nos pas, que faire d'autre, comment faire autrement, que de se muer en dame patronnesse? Face à la misère immédiate, au besoin imminent, de nourriture, de logement, comment...
-
Nougaro, il faut tourner la page
Il faut tourner la page Changer de paysage Le pied sur une berge Vierge Il faut tourner la page Toucher l´autre rivage Littoral inconnu Nu Et là, enlacer l´arbre La colonne de marbre Qui fuse dans le ciel Tel Que tu quittes la terre Vers un point solitaire...
-
Une fenêtre à l'est
Putain c'que c'est beau! Pas la peine que je vous fasse une photo, rien ne saura rendre le réel de ces roses lumineux et tendres qui illuminent le ciel. Le bonheur serait-il une fenêtre à l'est? Et cette joie au coeur, chaque matin renouvelée de voir,...
-
Présences
Les nuages recouvrent les sommets des montagnes qui pourtant sont toujours là, personne ne le niera. Le soleil nous aveugle, nous ne voyons plus les étoiles, qui pourtant, chacun le sait, n'ont pas disparu. Alors que sont entre nous les écrans de villes,...
-
Quand les lilas fleuriront.
Dans sa somptueuse chambre, parée de riches tentures, Fleur de Lilas a tout pour être heureuse : le confort, le service de domestiques qui lui apportent à la demande les mets les plus fins, l'accès à tous les arts qu'elle aime, la musique, la poésie,...
-
rock pole emploi retraites
J'ouvre un œil, encore un matin en bouche déjà l'goût du malheur c'est vrai, plus besoin d'être à l'heure je n'suis plus qu'un pauvre pantin inscrit au pôle emploi j'aimais mieux être marionnette j'étais tenu par les ficelles de mon emploi c'était plus...
-
Le nez dans la vase
Gouvernée par des forces obscures qui te mènent par le bout du nez te le mettent dans la vase jusqu'au cou et après... démerde toi! Sortir de là c'est ton combat. Nous, on observe comment tu te débrouilleras on compte les points en quelques sorte nous,...
-
Le Vieux Victor
- Je vais vous dire la mémoire, si la montée n'est pas trop noire, si les mots ne vous font pas peur, même porteurs de douleurs. Si vous voulez bien monter avec moi, étape par étape je vous conterai la vie du vieux Victor. Victor mains de bois, on m'appelle...
-
Attention aux grands vents.
Il y a les petits vents, courants, quotidiens, ceux auxquels on est habitué, qui soufflent sur les nuages, rafraichissent l'air, font sécher la lessive, dissipent les fumées. Puis il y a les grands vents. Se protéger. fermer portes, fenêtres, les volets...
-
Les chroniques (aigries) de JiM: le burn-out des retraités.
à l'avance toutes mes excuses à Mireille pour cette chronique, en espérant ne blesser personne, car là n'est pas le but, et aussi tous mes remerciements à elle et aux autres présents lors de la discussion, pour l'induction de réflexion, et le partage...
-
les chroniques (amères) de JiM: "t'es pas tout seul!" traduction
T'es pas tout seul!... traduction. Tractage. Au moment de distribuer le papier sur lequel j'ai travaillé un bon bout de temps, non sans faire "tourner", relire, par les copains militants, on s'aperçoit d'une erreur. Une camarade que j'admire beaucoup...
-
Notre été de la st Martin
Notre ciel n'était pas incertain un désir violent guidait nos mains mais ce furent les chasseurs préfigure du malheur qui brusquement mirent en joue notre été de la saint martin Aveuglés de soleil nos yeux clos sur la chaleur l'ardeur à fleur de peau...